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La correction de la colorimètrie spécifique aux transferts :

Si avec les caméscopes numériques,  la correction des couleurs et  de la lumière n'est pas une tâche primordiale dans le montage,  grâce à l'électronique embarquée, en revanche pour le transfert, c'est un gros travail, soit que le film a viré et suivant la marque de  la pellicule,  la dominante est différente, soit  cela concerne des séquences mal éclairées, filmées le matin de bonne heure ou le soir au coucher du soleil, ou à l'intérieur avec un éclairage insuffisant (ou même sans éclairage). Pour une dominante générale, il est préférable d'essayer de résoudre ou de minimiser  le problème, lors du transfert,  au moment d'effectuer la balance des blancs (voir la balance des blancs, dans" les principes du transfert").



Les grands principes du filtrage :

La couleur blanche est obtenue par  le mélange, en parts égales, de lumières colorées en rouge, vert et bleu (RVB). A partir de ces trois couleurs fondamentales, on obtient toutes les autres couleurs. C'est le cas du tube cathodique de la télévision qui superpose trois images colorées. Un écran cathodique forme une image par juxtaposition d'une multitude de minuscules points lumineux composés du rouge, du vert et du bleu.

bleu + vert = cyan
bleu + rouge = magenta
vert + rouge = jaune
bleu + vert + rouge = blanc

La couleur noire est obtenue par le mélange, en parts égales, de lumières colorées en  jaune, magenta et cyan (YMC). Ces trois couleurs complémentaires absorbent tout ou partie de l'une des trois couleurs fondamentales, le jaune absorbe le bleu, le magenta absorbe le vert, et le cyan absorbe le rouge.

jaune + magenta = rouge
jaune + cyan = vert
cyan + magenta = bleu
jaune + magenta + cyan = noir.

Notion de température de couleur : Elle s'exprime en Kelvin, une température basse correspond à une lumière chaude, plus riche en longueurs d'ondes longues (rouge), alors qu'une température élevée correspond à une lumière plus froide, plus riche en longueurs d'ondes courtes (bleue). Pour ce qui est du support argentique, ces températures de couleur sont celles de la lumière du jour moyenne (5500 K) et la lumière artificielle des lampes tungstène (3200 K).

Technique de filtrage

Il est souvent nécessaire de corriger les déséquilibres chromatiques introduits par des variations d'éclairage, de qualité de lumière ou parce que le film, avec l'age, a viré avec une forte dominante. Pour cela, on agit sur l'équilibre chromatique  à l'aide des filtres colorés RVB, en dosant la densité. Les densités de filtres de couleurs différentes ne s'ajoutent pas, c'est la teinte qui change. Soit on soustrait la dominante, soit on ajoute une des deux autres couleurs ou les deux.

exemple : ajouter du vert et du bleu diminue le rouge, diminuer le rouge fait monter le vert et le bleu. Choisir soit la méthode additive, soit la méthode soustractive, suivant l'intensité lumineuse globale du clip. Introduire un filtre nécessite souvent de retoucher la luminosité. On ne retouche, en principe,  que deux couleurs.


Le gamma

La grande différence entre une image argentique projetée et une image numérique, c'est la dynamique du contraste. L'image numérique a une plage de contraste plus réduite (l'équivalent de 7 diaphragmes contre 11) et dès que l'on est confrontée à une image très contrastée, par exemple, un bâtiment avec un ciel nuageux, un contre-jour, un personnage sur la neige, dès que l'on augmente le contraste, les parties claires sont brûlées et les détails sont perdues. Augmenter le gamma permet d'étendre la plage du contraste. Le principe est le suivant :

  • Augmenter fortement le gamma.
  • Diminuer la luminosité d'autant.
  • Ajouter du contraste, jusqu'à la limite de la perte des détails dans les parties claires.

Par retouches successives, on arrive à une image très correcte, mais qui, certes, n'atteindra pas la qualité de brillance de l'image argentique projetée.                                                                                     

 















A gauche, l'image a été corrigée avec les effets lumière et contraste, le ciel est "cramé", a droite, avec une forte augmentation du gamma, les détails du ciel réapparaissent.





chroma.wmv







Exemple de correction chromatique. Une forte dominante bleue, l'image est plate et trop éclairée. La correction a nécessité -30 points de bleu, + 30 points de rouge, -20 points de luminosité et + 20 points de contraste.

          Vidéo compressée 10 fois.

          Transfert Braun Visacustic 1000.


Le moniteur.  Les moniteurs, suivant qu'il sont à tube cathodique ou LCD, n'affichent pas les couleurs et surtout le contraste de façon identique. On a tout intérêt, surtout si le moniteur du PC est un LCD, à doubler l'affichage avec un moniteur à tube cathodique, une petite télévision fait très bien l'affaire. Cela évite d'avoir de mauvaises surprises, lors de la première lecture du DVD final avec le lecteur de salon. Par exemple, des noirs qui apparaissent saturés sur le LCD peuvent, en fait, avoir un aspect délavé sur la télévision, ou une légère dominante rouge sur le LCD qui disparaît sur la télévision et donne une image chaude.

Studio permet le double affichage, sur un deuxième moniteur en plein écran, alors que sur le PC  on peut garder la prévisualisation en petit écran, c'est très commode pour apprécier les modifications chromatiques. Le double affichage ne fonctionne qu'en mode Edition, par ailleurs il n'y a pas d'effet Overscan.













            Configuration double affichage, plein écran


Il suffit de brancher la sortie vidéo de la carte d'acquisition à l'entrée vidéo de la télévision (péritel IN), en mode AV. Le branchement est effectué, soit en composite, soit en S-Vidéo.









majorette.wmv










Montage à l'image près . 15 secondes , 1 heure de "travail". Un petit casse-tête chinois.






Une incrustation facile à réaliser




Sur une photo, créer une "lucarne", dans laquelle le film va défiler, sauvegarder la photo modifiée dans le format TGA. J'utilise dans Paintnet, gratuit, pour créer la partie transparente, le lasso et la gomme.

Positionner la vidéo sur la piste vidéo 1 et la photo sur la piste vidéo 2.  Etirer la photo vers la droite pour que sa durée soit identique à la vidéo. C'est terminé. 


La photo modifiée....
incruste.wmv

Le résultat...



L'instabilité de l'image due soit à l'usure des perforations du film ou à une usure du projecteur ou de la caméra est un problème inhérent au support argentique. Studio a un filtre de stabilisation, il n'est pas utilisable parce qu'il dégrade fortement la qualité de l'image qu'il "zoome" systématiquement de 20%, donc amputation et perte de définition. En revanche, il existe un filtre gratuit Deshaker qui fonctionne dans Studio et qui ne zoome que de l'ordre de 1 à 2%, correctement paramètré, le seul inconvénient, c'est qu'il nécessite 2 passes, donc, le rendu sera très long de l'ordre de 10 heures pour 1 heure de film, il est efficace et dégrade très peu la qualité de l'image lorsque les mouvements de la caméra ne sont pas très rapide, donc à utiliser avec discernement sinon le remède serait pire que le mal.




stab.wmv     







Quarante secondes de Vidéo ont nécessité 8 minutes de traitement


A droite le film stabilisé




Une méthode de travail :"le tronçonnage". J'ai découvert cette méthode de façon empirique avec la 10.1 et la 10.2 qui fonctionnaient très mal pour les rendus, avec des messages style "error real time" sans aucun fondement. La seule solution pour isoler le problème était, et est toujours, le tronçonnage. J'aurais gagné du temps, si j'avais consulté certains sites où elle est développée.

La méthode : sauvegarder le projet sous un autre nom. Ouvrir ce nouveau projet, couper une minute avant, couper une minute après et effacer les deux extrémités. Faire un rendu AVI DV de ce mini projet (en mode time-line) et repairer l'image sur laquelle le curseur se fige. Le problème est localisé, il peut s'agir d'une transition, d'un effet sonore, d'une image "noire", etc...

Les films transférés ont besoin d'être "nettoyés", suppression des collages, des images brûlées, en début de clip, soit à cause de l'effet mémoire de la cellule des caméras, soit du moteur qui ne prenait pas sa vitesse dès la première image, les images de mauvaises qualité etc.. On peut se retrouver avec 4 ou 500 clips, ce qui n'est pas facile à manipuler. C'est plus commode de faire un rendu AVI DV qui remplacera  le fichier initial. Il n'y a pas de perte de qualité en travaillant en AVI. Ce fichier pourra ensuite être repris dans un nouveau projet, être  coupé, soit pour introduire des transitions, des titres ou faire des chapitres d'un menu DVD. Quand la partie  Vidéo est terminée, on peut commencer  la sonorisation.

Pour les menus, un peu compliqués, je fais des rendus AVI DV par chapitre, de manière à avoir tout le menu sur une page, c'est plus facile à manipuler.





Les problèmes en mode Edition :

L'écran de prévisualisation n'affiche pas la vidéo ou reste vert : le pilote de la carte vidéo n'est pas à jour.

Les principaux problèmes proviennent du mélange de clips de formats différents, du 25 ips avec du 30 ips, par exemple. C'est le premier clip qui détermine la vitesse du projet.

Pour le montage, comme pour la capture, Studio fonctionne très correctement, sauf pour certains menus, avec des vignettes animées, surtout avec les processeurs AMD.

                                         

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